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Règle de méthode

La méthode de preuve

Trois statuts, un quatrième libellé pour ce qui n'est pas tranché, des critères écrits, et une règle qui s'applique d'abord à AIPM lui-même. C'est la seule chose qui sépare un référentiel d'une opinion bien présentée.

Un référentiel jeune n'a pas d'institution derrière lui, pas de décennies d'usage, pas de logos d'organisations à afficher. Il n'a qu'une chose à offrir : dire exactement d'où vient chaque affirmation, et à quel point elle est solide. AIPM en fait une règle opposable.

Les trois statuts

20 cas
Confirmé opérationnel

Un fait déjà mesuré, en production, publié par une source identifiable et datée : résultats financiers, rapport institutionnel, étude indépendante, communication d'entreprise recoupée.

Ce que ça autorise : fonder un principe, calibrer un niveau de gouvernance, citer un chiffre sans réserve.

14 cas
Annoncé/projeté

Une annonce, un pilote en cours ou un plan — réel, mais pas encore généralisé ni mesuré dans la durée. La source existe ; le résultat, pas encore.

Ce que ça autorise : illustrer une tendance. Ce que ça interdit : calibrer une exigence de gouvernance dessus (c'est le risque 7.9.8).

3 cas
Recherche/projection

Une étude académique, une enquête sectorielle ou une prévision d'analyste. La méthode est publiée, le périmètre est connu, mais l'objet mesuré est un agrégat ou un futur.

Ce que ça autorise : décrire un contexte de marché. Ce que ça interdit : présenter le chiffre comme un fait d'entreprise.

Un quatrième libellé existe sur ce site : « À consolider », 35 cas. Ce n'est pas un statut du Standard, et c'est justement pourquoi il est là. Ces cas portent une source qui ne permet pas de trancher. Les ranger d'office dans l'une des trois catégories reviendrait à leur donner une solidité qu'ils n'ont pas.

La règle, écrite pour être exécutable

Pas une intention de méthode : des conditions qu'une machine peut vérifier

Une règle de preuve énoncée en français se plie à qui l'applique. Depuis le 7 septembre 2026, celle d'AIPM est écrite en conditions cumulatives et appliquée mécaniquement à chaque cas. Elle est publiée ici pour que n'importe qui puisse la rejouer sur les mêmes sources et obtenir le même classement — y compris quand ce classement nous est défavorable.

StatutConditions, toutes requises
Confirmé opérationnelUne source primaire ou institutionnelle — publication de l'organisation elle-même, dépôt réglementaire, rapport d'un organisme public ou international. Et une date de publication. Et une donnée chiffrée. Et cette donnée porte sur une période postérieure à la mise en production. Et le périmètre est nommé.
Annoncé/projetéSource et date correctes, mais la donnée porte sur une intention : annonce, investissement, objectif, nomination, levée de fonds, pilote en cours.
Recherche/projectionLa source est une étude, une modélisation ou une prévision d'analyste.
À consoliderTout le reste : source unique, source secondaire non remontée à sa primaire, périmètre non constaté, ou chiffre divergent de celui que nous affichions.

Et une règle de plafond, qui coûte cher : un cas dont la seule source est un article de presse ne peut pas dépasser « À consolider », quelle que soit la qualité du journal. Un article de presse indique où chercher ; il ne prouve pas. C'est la règle qui a fait chuter le nombre de cas confirmés de 42 à 20.

Trois règles de dégradation automatique sont prévues pour les passes suivantes : une source qui ne répond plus à deux relevés consécutifs fait basculer le cas en « À consolider », avec la date du dernier accès valide ; un cas confirmé dont la donnée date de plus de vingt-quatre mois est signalé pour réexamen ; et un cas dont la seule source est un article reste plafonné, y compris s'il vient d'un site édité par nous.

Comment un cas est classé

  1. La source est-elle identifiable et datée ? Sans source publiable, le cas n'entre pas dans la banque — il peut rester dans les notes de travail, il ne sert à rien publiquement.
  2. La donnée est-elle chiffrée ? Un cas sans chiffre peut illustrer une pratique, jamais calibrer un seuil ou une exigence.
  3. Le fait est-il mesuré ou annoncé ? C'est le partage principal. « Nous allons déployer » et « nous avons déployé et voici le résultat » ne se citent pas de la même façon.
  4. La source est-elle unique ou recoupée ? Un chiffre spectaculaire porté par une seule source de niche est écarté ou signalé comme tel, même s'il arrange le propos. La banque documente au moins un cas où un chiffre non corroboré a été écarté au profit d'un chiffre plus modeste mais recoupé.
  5. Le périmètre est-il celui qu'on croit ? Un groupe peut avoir un site confirmé et un autre encore en montée en puissance : deux statuts différents sous la même marque. Le Standard en fait le principe 7.

La règle appliquée à AIPM lui-même

Ce qu'un référentiel honnête doit publier sur son propre compte

Ce qu'on pourrait vouloir savoirÉtat au 07/09/2026Statut
Organisations tierces ayant adopté AIPM et le confirmant publiquementAucune à ce jourNon établi
Cas d'auto-application chez DYONYSOSEn cours de documentationAnnoncé/projeté
Relecteurs indépendants du StandardEn cours de sollicitationNon établi
Nombre de personnes certifiées0 — les certifications ouvrent avec ce siteNon établi
Cas publiés dans la banque, avec statut de preuve72 (objectif 100-150)Confirmé
Références détaillées publiées cas par cas (lien et date)Non — chantier ouvertNon établi
Recul d'adoption mesuréAucun — le référentiel est publié en septembre 2026Non établi

Ce tableau est inconfortable à publier. Il est là parce qu'un référentiel qui exige de ses lecteurs de distinguer « annoncé » de « confirmé » ne peut pas s'en dispenser lui-même — et parce qu'un acheteur averti fera de toute façon cette liste dans sa tête.

Ce que la règle coûte, et pourquoi on la garde

Appliquer cette règle oblige à écrire « nous ne savons pas encore » à des endroits où un concurrent écrirait une promesse. Elle interdit d'emprunter la crédibilité d'un cas d'entreprise en le citant hors de son statut réel. Elle rend le référentiel réfutable : n'importe qui peut prendre un cas de la banque, remonter à la source, et contester le classement.

C'est exactement l'objectif. Un référentiel qu'on ne peut pas contredire n'est pas un référentiel.

Contester un classement

Une source qui infirme un cas, ou un cas mieux documenté : la correction est portée dans le journal des versions, avec sa date.